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15 novembre 2011

Final Fantasy 7, une étude de design (partie 1)

Dernièrement, j'ai recommencé Final Fantasy 7. Je suis toujours aussi fan de ce jeu, des années après.

Et du coup, j'en parle aux gens qui croisent mon chemin virtuel, le soir, souvent. Et on a de sains débats concernant les personnages, leurs évolutions, et ce même d'une version à l'autre.

Une remarque qui est venue souvent, c'est la féminisation des personnages entre Final Fantasy 7, et Final Fantasy 7 Advent Children. Du coup, j'ai essayé de trouver diverses versions de certains personnages emblématiques, pour voir un peu comment ça évolue. Au début, j'hésitais entre ranger les images par "jeux/version" ou par "personnages".

Au final, je choisis l'approche "personnages", c'est je pense la plus parlante pour constater l'évolution en direct. Et puis, à la fin, des group-shots, juste pour le plaisir des fans ;)

 

Sephiroth

Je commence par Sephiroth, un de ceux qui est le plus présent au travers des divers opus de la série.

ff7_sephirothEn premier lieu, la version FF7 originale. Pour beaucoup, ça reste la seule version valable, pour cause de nostalgie et de découverte du personnage.

Les principaux traits du personnage sont déjà en place : une longue chevelure argentée, deux mèches à l'avant, le front dégagé, de grands yeux verts, une épée super longue, un manteau en cuir renforcé aux épaules.

 

SephirothKH2Ensuite vient la version de Kingdom's Heart 2.

Je n'ai pas joué au jeu donc je ne sais pas ce que ça donne mais par rapport à l'image on voit clairement que c'est en mode One-winged Angel que Sephiroth fait son apparition.

Cette fois-ci, il a une aile noire dans le dos, le manteau est réhaussé d'un liseret rouge, et une espèce de jupe en plume, qui semble être formée par deux autres ailes, l'habille sous le manteau. De même, il a une espèce de nageoire rouge et noire sur l'avant-bras.

Personnellement, je ne suis pas vraiment fan de cette version. Les touches de rouge sont sympas, mais au global j'ai une impression de léger "too much".

Autre différence notable, le modèle 3D est cette fois de bien meilleure qualité. Je n'ai pas exhumé le modèle 3D du FF original parce que je trouve que ça n'apporte rien à mon argumentaire, dans la mesure où j'étudie le design, et pas la réalisation.

 

Sephiroth_Dissidia_Artwork

La version Dissidia est, de mon point de vue, la plus cool. 

Le manteau a été retravaillé, notamment les renforts aux épaules, bien plus ouvragés que précédemment. Une ceinture a été ajoutée par dessus celle qui ferme le manteau, que je trouve très jolie. Sa chevelure est un ton plus sombre que les avatars précédents, et je trouve que ça lui va bien.

La pose et l'expression jouent peut-être aussi dans la balance, car mes souvenirs du jeu sont, au mieux, vagues.

 

Sephiroth-ACFf7ac-sephirothSur ce, on enchaîne avec la version de Final Fantasy 7 Advent Children.

Au final, cette version est, de mon point de vue, une des plus proches du Final Fantasy 7 original.

La différence notable est visible au niveau des cheveux, avec les mèches devant nettement plus longues, et surtout, qui ne "rebiquent" pas. Le visage n'est pas tellement différent de son portrait original, si ce n'est l'ombre autour des yeux, beaucoup plus marquée dans Advent Children.

 

Au final, pour moi, celui là est une version "jolie 3D" de Sephiroth tel qu'on l'a connu dans FF7.

sephiroth-CCEt, dernier élément de ma collection, la version Crisis Core. Ou Sephiroth quand il était encore un héros. Cette version-là est aussi très proche de ce qu'il sera dans Final Fantasy 7, même si son visage est moins pointu, et ses yeux plus petits. J'aime assez cette version, peut-être parce que c'est la plus proche de l'original, tout en étant bien réalisée, gap temporel oblige. Et puis, le voir en héros plutôt qu'en méchant est rafraîchissant, même si ça n'a aucune importance en terme de design.

 

 

Pour finir avec Sephiroth, voici une photo de groupe avec son apparence dans FF7, KH2, FF7:CC, et FF:Dissidia, faite par JocelynJEG, sur deviantArt.

Sephiroth_by_JocelynJEG

 

Cloud Strife

Ensuite, Cloud. Il est peut-être encore plus présent que Sephiroth, au final, mais ils sont les deux faces d'une même pièce. Tout héros a besoin d'un méchant. Et quand Sephiroth n'est pas le méchant pour Cloud, c'est son mentor. La relation entre les deux est donc plutôt étroite, et je m'arrêterai là, faut de quoi ça va devenir bien trop slashable (ça doit déjà l'être ridiculement trop).

Donc, parlons de design...

Cloud_Strife_FF7Voici son look original, du moins l'artwork officiel. Comme pour Sephiroth, pour cette version originale je laisse le modèle 3D de côté, parce qu'il n'est pas représentatif du design.

Sur cet artwork, on voit les éléments caractéristiques de Cloud : des cheveux blonds, relativement courts à l'arrière, avec des pics monumentaux à l'avant, des yeux bleus couleur 'Mako', et des bras tout maigres.

Il porte un baudrier de cuir pour tenir son énorme épée, et une protection d'épaule uniquement sur l'épaule gauche, avec une protection au poignet uniquement sur ce bras aussi. Il semblerait que Cloud aie été pensé pour ne pas être symétrique. Il y a peut-être un message profond caché derrière ce choix, mais personnellement, je ne l'ai jamais compris. Je ne trouve pas que ça apporte beaucoup au personnage, et la protection seulement d'un côté, je trouve ça débile (autant que l'armure de Pégase, d'ailleurs, tiens, mais je digresse). A noter que Cloud et Sephiroth sont identiques dans FF7 et dans Ehrgeiz.

Maintenant, parlons de la version de Cloud vue dans Kingdom's Heart. Cloud_KH

Encore une fois, j'ai pris un artwork, parce que c'est plus sur ces images là que le design du perso est détaillé.

Cloud hérite donc d'une aile à la Sephiroth, et d'une écharpe à la Vincent. Son épée est bandée, probablement pour l'empêcher de couper... Il a aussi une protection de hanche qui fait son apparition sur le côté opposé à sa protection d'épaule, et des protections de doigts qui lui font comme des griffes sur la main gauche.

Le reste ne change que peu, je trouve. Et pourtant, ces ajouts, surtout l'écharpe, pour tout dire, rendent le personnage plus mystérieux et un poil plus sauvage.

Les bandages sur l'épée sont, par contre, et à mon humble avis, assez inutiles. Certes, ça ajoute du détail, et peut-être que ça sert un but dans le jeu, que le pourquoi du comment est expliqué et que du fait c'est parfaitement justifié. Mais globalement, d'un point de vue du design des personnages, et surtout du point de vue d'une personne qui n'a pas joué au jeu, ça semble être du détail pour du détail.

Au final, j'aime plutôt bien cette version de Cloud, même si elle n'est pas très originale.

 

Cloud_Dissidia_ArtworkDans Dissidia, on revient à un Cloud nettement plus fidèle à ses origines.

Peu de différences sont à noter entre cette version et son alter-ego original. En effet, hormis la couleur des bottes, et un poil plus de détails sur la protection d'épaule, la différence se résume dans le style d'illustration, le dessin, donc.

Du coup, à choisir, je préfère la version Dissidia, mais c'est exclusivement parce que j'aime mieux le style adopté par les artworks de Dissidia que pour ceux de Final Fantasy 7. C'est donc complètement subjectif, et honnêtement, je pense que les deux versions s'équivalent en terme de design. Je trouve juste dommage que cloud ait été si peu retravaillé, justement, comparé à Sephiroth, par exemple.

 



Cloudff7adventBref, on en arrive à la version de Final Fantasy 7: Advent Children.cloud_AC

Cette version là est complètement différente de ses prédécesseurs. Ici, en lieu et place d'une espèce de T-shirt sans manches, on a une espèce de gilet, qui semble être fait dans la même matière, noire au lieu d'être violet sombre.

Comme d''habitude avec Cloud, on a une magnifique démonstration d'asymétrie, avec le côté droit à découvert, et le côté gauche caché sous une manche dont l'épaule est renforcée sans être cuirassée. Un emblème de lion apparaît sur son épaule gauche.

ERRATUM: il semblerait qu'en fait ce soit une tête de loup, d'après Kyurane, et après vérification elle a raison. My bad.

Son pantalon est toujours à peu près le même, mais ses bottes ressemblent nettement moins à des rangers, et il a une espèce de demi-manteau pour protéger son côté gauche au niveau des jambes. Ca ressemble un peu à une jupe, mais bon, ça reste cool.

Personellement, j'aime beaucoup cette version, et aussi sa nouvelle épée, modulable. Elle est vraiment sympa, cette épée =)

Cloud_KH2Je m'attarderai pas sur la version de Kingdom's Heart 2, qui est globalement beaucoup moins recherchée que celle du 1 : on a droit là à un Cloud version Advent Children, dont l'épée dans son édition complète, a été bandée.

Pas de quoi en faire un fromage, juste remarquer cette façon de bander l'épée, comme si ça pouvait la rendre moins tranchante. Ceci dit, le héros du jeu se bat avec une clé géante, si je ne m'abuse. Disney FTW, people =)

 

Passons maintenant à Crisis Core.Cloud_Strife_CC

Dans Crisis Core, Cloud est encore un jeune soldat, dont les étoiles brillent quand on lui parle de Sephiroth, et qui fait tout pour le suivre.

Du coup, il a un unifrome nettement plus classique que son attirail du futur. Un uniforme en grosse toile, probablement une espèce de jean, avec des protections métalliques sur les genous et les épaules, et un fusil en guise d'arme.

Il a aussi les cheveux bien plus courts, et a globalement l'air plus jeune. J'avoue ne pas être un grand fan de cette version, mais c'est parce qu'il est encore trop "cheerful". Moi j'aime bien Cloud en mode émo xD

Comme pour Sephiroth, je finit sur un visuel regroupant diverses apparences de Cloud, fait par JocelynJEG :

Cloud_Strife_by_JocelynJEG

 

Bon au final, je ferais que ces deux là pour le moment. Mine de rien, c'est du travail, et autant découper ça en plusieurs petits articles, plutôt qu'un énorme.

Dans la suite, je compte faire le même genre d'analyse avec Vincent, Tifa et Aerith, parce que ce sont ceux qui ont le plus d'apparitions en dehors de Final Fantasy 7 (si je me souviens bien, ce qui peut être faux). Ensuite, il y aura Barrett, Nanaki (alias Red 13), Cid, Yuffie, et Zack. Je ne ferais pas Cait Sith, parce que je ne la supporte pas.

ERRATUM: à priori Yuffie fait aussi partie des personnages les plus représentés, donc elle sera dans la catégorie de Vincent et Tifa... (Merci Babel =p)

See ya soon =)

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27 octobre 2011

Réflexion

Salut, Xann au clavier.

 

Aujourd'hui, avec mes collègues, je parlais de Tintin (que je suis allé voir hier au cinéma, et qui est vraiment sympa pour qui aime Tintin). Un des collègues disait qu'il n'aime pas trop Tintin, et il prenait pour argument le racisme latent de la plupart des histoires de Tintin.

Alors, même si je suis d'accord sur le fait que le message raciste est pas le meilleur à faire passer dans une B.D., il faut quand même remettre les choses dans leur contexte.

Tintin au Congo a été publié au début des années 30, à une époque où le colonialisme était encore largement répandu en Europe, où les Noirs américains étaient encore traités comme des sous-hommes malgré leur statut d'hommes libres, où l'Apartheid, sans être officiel, était dans les moeurs des Africains du Sud, et où le sentiment antisémite commençait à prendre son essor en Allemagne.

Du fait, Tintin au Congo peut effectivement être considéré comme raciste de nos jours, mais au moment de sa parution, il devait être dans la norme de pensée de la bourgeoisie de l'époque, dont les enfants étaient coeur de cible de l'ouvrage. Certes, Tintin au Congo n'est pas le seul ouvrage raciste de Hergé, et effectivement, les pensées ont évolué ensuite, que ce soit dans les années 1940 ou 1950.

Ceci dit, l'Algérie n'a obtenu son indépendance qu'au prix d'une guerre en 1963, les Noirs américains étaient considérés comme des sous-hommes encore dans les années 1960 (voire peut-être 1970, je ne sais pas), et l'Apartheid commençait à obtenir son cadre légal. Le racisme n'est vraiment décrié par la société en général que depuis vingt ou trente ans, tout au plus.

Après avoir écouté mon argumentaire, il m'a rétorqué que même si j'avais probablement raison, il n'empêchait que c'est à l'aune de nos valeurs actuelles qu'un ouvrage doit être mesuré.

Il a même évoqué un procès intenté à Hergé ou ses publieurs par rapport, justement, au message raciste véhiculé par certains volumes des aventures de Tintin (notamment "Tintin au congo"). Si ce procès aboutit, selon lui, les volumes en question pourraient être retirés de la vente.

 

A ce moment-là, de mon point de vue, le débat a changé profondément d'optique. On ne parlait plus du racisme latent de Tintin et de sa légitimité ou pas en tant qu'argument à l'encontre de la lecture de ses aventures, mais de liberté d'expression.

On parlait là de museler un artiste sous prétexte que ses écrits étaient potentiellement offensants, ou insultants, pour une certaine partie de la population. Même pas nécessairement majoritaire, simplement existante. Et mon collègue était d'accord, évoquant le fait qu'un ouvrage potentiellement offensant devait être retiré de la vente. Soit disant parce que "c'est mal" d'être raciste. Que ce genre de textes "n'apporte rien", est juste "une insulte potentielle pour le lecteur".

Ce discours, je doit bien l'avouer, m'a profondément déplu. Partant de ce jugement de valeurs complètement unilatéral, on pourrait ainsi, en prenant le point de vue de divers groupes tous plus susceptibles les uns que les autres, interdire à peu près tous les livres, et, pourquoi pas, recommencer les autodafés.

Mais non, je suis un extrémiste. Lui est "modéré", il ne veut pas tout interdire, mais il estime que tout autoriser au nom de la liberté d'expression est une autre forme d'extrémisme. Que c'est la porte ouverte à l'autorisation libre aux gens de venir t'insulter chez toi sans que tu puisses rien y faire.

Notre troisième collègue, dans le bureau, est plus modérée. Elle pense, comme moi, qu'on ne devrait pas interdire la vente de livres selon les idées qu'ils véhiculent, dans la mesure où personne n'oblige à les acheter ou même les lire. D'un autre côté, elle estime qu'effectivement, le problème de Tintin, c'est que c'est destiné à des enfants. Un public qui, typiquement, ne saura pas remettre les choses dans leur contexte. Un public qui n'a pas la capacité de recul nécessaire pour comprendre que les idées exprimées dans un livre ne sont pas nécessairement bonnes à suivre, et qu'un héros de B.D. n'est pas forcément le role-model à avoir pour être un jeune homme ou une jeune fille bien comme il faut.

Admettre qu'elle n'a pas tort me fait mettre de l'eau dans mon vin. Mais j'estime, personnellement, que c'est aux parents que revient le rôle de surveiller les lectures de leurs enfants, ou de leur mettre les choses en perspectives pour leur faire comprendre la différence entre réalité et fiction.

 

En tous cas, je refuse tout net qu'un écrit quelconque soit interdit. Chacun a droit de penser ce que bon lui semble, y compris ce qui, moi, me fait horreur. Les gens ont parfaitement le droit de penser que, parce que je suis bi de peau, je ne vaut guère plus qu'un macaque, et ils ont parfaitement le droit de l'écrire. J'ai, quant à moi, toute lattitude pour estimer qu'ils se trompent et l'exprimer moi-même.

Que deviendrait le monde si on ne laissait filtrer que ce qui est "politiquement correct" ? Le monde serait formaté selon les voeux de ceux qui choisissent ce qui passe, et ce qui ne passe pas.

Et ces gens-là, qui nous dit qu'ils pensent "comme il faut" ? Pourquoi leur opinion aurait-elle plus de valeur que la mienne ? Au nom de quoi se permettent-ils de juger les avis de leurs pairs ?

 

En somme, pour moi, cautionner l'interdiction de parution de certains ouvrages est un pas vers la pensée unique. Et j'y suis profondément opposé. C'est la diversité des opinions qui génère de la créativité, qui permet au monde d'être ce qu'il est. Qui voudrait d'un monde où Big Brother règne ? Qui serait heureux qu'on pense à sa place ? Qui voudrait, en son âme et conscience, donner son droit de se forger une opinion à autrui ?

1984 comme Farenheit 541 explorent tous les deux ce thème : la lecture favorise la pensée. Si on nous fournit de la réflexion prémachée, comme la TV et la radio le font si bien, comment peut-on espérer avoir de nouvelles idées qui émergent ?

 

Et vous, vous en pensez quoi ?

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11 octobre 2011

Le Trône de Fer, une review

Cet été, je me suis acheté les quatre premiers tomes de l'intégrale du Trône de Fer en VF. A la base, je n'avais acheté que le tome 1, mais j'ai rapidement acheté les trois suivants.

Parallèlement, j'ai découvert qu'une série en était tirée et (coup de bol pour moi, ou coup marketing des éditeurs, whatever) elle était particulièrement récente.

Du coup, j'ai lu le tome 1 et regardé plus ou moins en parallèle la série. En faisant en sorte d'être en avance sur la série, quand je regardais les épisodes.

Évidemment, vu mon premier paragraphe, j'imagine que vous vous doutez bien de mon avis sur les bouquins. Mais je vais élaborer un peu plus, expliquer en quoi j'aime, et aussi, ce que je pense de la série en elle-même, le tout sans spolier si j'y arrive.

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La série de livre

 

Premièrement, je tiens à préciser que je n'ai lu, pour le moment, que les trois premiers tomes, en français.

Je compte bien les lire tous en anglais incessamment sous peu, mais ma review se basera sur la VF, donc possiblement, pas sur la version idéale pour une review.

 

Contexte

 

Le Trône de Fer est vendu comme un bouquin de fantasy, en librairie, dans le même rayon que les bouquins de Tolkien, Terry Goodking ou Pratchett.

Donc, en le lisant, on s'attend à un monde avec de la magie, des créatures fantastiques, et des héros bien pensants pétris de justice.

Au final, on a effectivement tous ces ingrédients, mais ça représente clairement pas le plat de résistance. Plutôt une forme d'assaisonnement, et pourtant ça constitue une part importante de l'histoire.

En fait, l'essentiel du livre relate les luttes de pouvoir mesquines entre les grandes familles nobles d'un royaume qui était, à l'origine, composé de sept royaumes. Ces grandes familles sont les descendantes des anciens rois.

Aujourd'hui, ils sont tous regroupés au sein d'un Royaume unique nommé "Les Sept Royaumes". Et ils veulent tous le pouvoir, pour une raison ou pour une autre. Qui pour défendre son roi, qui pour garder sa couronne, qui pour prendre ladite couronne.

Et aussi, le but est de survivre. Chose plutôt ardue dans ce contexte, vu que tout le monde est un ennemi. D'ailleurs un des personnages le dit très bien à un moment : "Tout ceux qui ne sont pas nous sont nos ennemis".

Je ne rentre pas plus dans le détail, je suis déjà à la limite du spoil comme ça.

 

Pourquoi j'aime

 

La première raison qui me fait aimer ce bouquin, c'est que c'est de la fantasy pour adulte. Mais de la vraie, cette fois.

Il n'y a pas de faux semblants, le lecteur n'est pas ménagé. C'est brutal, sans concession, et pourtant ça réussit à prendre à contre-pied tellement souvent qu'on ne sait jamais à quoi s'attendre.

De la même manière, absolument aucun personnage n'est à l'abri de quoi que ce soit. Et on l'apprend à la dure. A un moment du tome 3, j'ai été tellement choqué que j'ai arrêté de lire pendant une journée ou deux. Pas parce que c'était particulièrement violent (ça l'était, certes, mais ce n'est pas ça qui me dérange), mais parce que le personnage qui a rencontré sa mort était tellement intouchable dans ma tête que j'ai eu du mal à m'en remettre. Et je suis sérieux.

 

J'aime aussi le fait que chaque chapitre soit écrit selon un certain personnage. Toujours à la troisème personne, on ne partage pas vraiment les pensées profondes du personnages.

Mais le ton, le vocabulaire, les avis émis, tout relève du personnage qu'on suit dans ce chapitre. Et c'est très rafraîchissant, cette façon de changer d'optique si souvent. En plus, ça permet de "voir" la même situation selon différents points de vue, parfois, et ça donne beaucoup de profondeur à l'histoire.

 

Dans la même veine, j'adore le fait qu'il n'y ait pas de véritable méchants ou gentils dans l'histoire. Chacun a ses raisons de faire ce qu'il fait, et toujours bonnes à ses yeux.

Forcément, en lisant, on "tient" avec telle ou telle faction, ou tel ou tel personnage. Mais le fait est que des personnages qui s'opposent violemment n'ont souvent raison ni l'un ni l'autre. Ils défendent juste chacun leurs convictions, et cette "neutralité" donne beaucoup de force à la série.

Certes, certains personnages sont plus aimables que d'autres, certains sont même exécrables. Mais ils ne sont pas "mauvais" ou "bons". C'est leur façon d'être qui fait qu'on les aime ou qu'on les hait, pas leurs convictions ou leurs buts.

 

Je dirais que ces raisons sont les principales qui font que j'aime cette série de livres à ce point. Après, il y a aussi que les histoires d'amour, même si elles existent, sont tellement en retrait de l'intrigue politique qu'elles ne sont quasiment pas vécues par le lecteur. Et pourtant, certaines de ces histoires sont les raisons de conflits terribles.

Mais ce n'est jamais gnangnan, et ça, ça me plaît profondément.

 

Ce que j'aime moins

 

Je n'ai pas grand chose à reprocher au livre, à vrai dire.

La traduction française est un peu indigeste par moments, et je pense que les noms des créatures mythiques est très mal traduit, mais globalement, ça reste d'une lecture agréable.

Certains personnages ont vraiment une durée de vie digne d'un papillon, et c'est parfois très frustrant, mais comme c'est aussi une des grandes forces de cette série, je ne pense pas que ce soit vraiment un défaut.

Les éléments de fantasy classique sont très peu présents dans la narration, et la population n'y croit globalement pas.

Pourtant ça a une importance formidable dans l'histoire au niveau macroscopique. Je trouve juste un peu dommage que ce ne soit pas mis plus en avant, mais encore une fois, cette relative absence participe de l'excellence du livre, donc ce n'est pas véritablement un défaut.

 

Conclusion

 

Cette série de livre est tout simplement géniale.

Bien sûr, il faut aimer les intrigues violentes, sans tabous, et savoir tenir une trace de la ribambelle de personnages qui peuplent le monde.

Oui, c'est parfois assez cru, autant dans les descriptions de combats que dans les scènes plus orientées sexe.

Effectivement, c'est dans un univers médiéval relativement classique, sorti des monstres et de la magie.

Mais ce sont justement ces raisons, entre autres, qui font que pour moi cette série sort du lot. Elle ose là où les autres se rangent dans les pas de Tolkien. Elle ose briser le carcan de la littérature classique qui dit que le héros ne meurt jamais. Elle ose ne pas avoir de héros.

 

Pour ceux qui l'ont lue, même partiellement, votre avis m'intéresse =)

 

Game-Of-Thrones-Affiche-Finale game-of-thrones_affiche-05

La série télévisée

 

Ce sera probablement bien plus court que la review du livre. Cette première saison couvre la totalité du tome 1 de la série (donc le tome 1 de l'intégrale, en édition française).

Les épisodes durent une heure chacun, ce qui, je trouve, est particulièrement long. Certes, on ne s'ennuie pas, ou rarement, mais le problème est qu'il faut pouvoir se bloquer une heure complète simplement pour un épisode, et tout le monde n'a pas le luxe d'avoir autant de temps à  consacrer à une série. Parce qu'au total, ça représente quand même une dizaine d'heures.

 

Les acteurs sont plutôt bien choisis, pour la plupart, selon moi. Il est toujours difficile de trouver la personne idéale pour représenter un personnage qui, par essence, est virtuel. Par exemple, la reine Cersei et son frère Jaime sont décrits dans le livre comme quasiment identiques, et très beaux. Certes, les acteurs qui les jouent sont plutôt agréables à l'oeil, mais ils ne se ressemblent pas beaucoup.

Et Joffrey ? Lui qui est sensé être particulièrement beau dans le livre, il n'arrive qu'à être détestable à l'écran. Bon, effectivement, c'est ce qu'on lui demande en priorité. Ce personnage a pour vocation d'être haït, mais quand même.

 

L'histoire est plutôt bien respectée, certaines séquences étant même complètement sorties du livre sans modification aucune. Les différences sont principalement dûes au fait qu'il a fallu condenser pour le petit écran. En effet, malgré le fait que les épisodes durent dix heure, le livre fait quand même aux alentours d'un millier de pages. Résumer ça en dix heures, ce n'est pas facile sans prendre de raccourcis. Ceci dit, certaines de ces modifications me semblent changer la symboliques des évènements qu'elles changent.

Mais bon, c'est peut-être juste moi qui voit des symboles là où il n'y en a pas.

 

Les décors et l'ambiance sont magnifiquement bien retranscrits. La série est bien réalisée, les décors immersifs et les acteurs convainquants. Le seul reproche que je ferais à la réalisation, c'est que ce n'est pas toujours le même d'un épisode à l'autre, et qu'on sent la différence de touche parfois.

En soi, c'est autant un avantage qu'un inconvénient, dans la mesure où les réalisateurs choisis sont plus ou moins doués pour les scènes d'action ou bien les dialogues. Mais personnellement, ça m'a un peu perturbé. Je l'avait d'ailleurs remarqué sans avoir fait attention au générique. Générique d'ailleurs magnifique, et qui change a chaque épisode pour s'adapter aux endroits présents dans l'épisode.

 

Globalement, c'est l'une des meilleurs adaptation de livre que j'ai eu l'occasion de voir, autant au cinéma qu'à la télé (oui, je trouve le Trône de Fer mieux adapté que le Seigneur des Anneaux). Mais je suis bien plus critique vis à vis d'une série que d'un livre, ça a toujours été ;)

 

Pour ceux qui ont vu la série, votre avis m'intéresse aussi =p

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06 octobre 2011

D'un réseau social nouveau-né et de la mort d'un homme

Steve Jobs est mort. Vous le savez probablement déjà en arrivant ici, vu le décalage temporel entre cette mort et la rédaction de ce post. Décalage pas si énorme que ça (moins d'une journée à dire vrai), mais qui à l'heure actuelle de l'information instantannée, paraît infini.

Alors, j'écrit ce message non pas parce que la mort de Steve Jobs me touche, ou que je suis triste. Pour tout dire, je ne le suis pas. Mais je reviendrai là-dessus plus tard.

Non, si j'écris cet article, c'est parce que la nouvelle de cette mort a envahi mon environnement informationel, un peu comme la mort de Michael Jackson ou de Lady Diana en leurs temps. En plus high-tech, donc plus envahissant pour moi, pauvre geek que je suis.

Je l'ai surtout ressenti sur Google+, à dire vrai. Et en voyant, je me suis dit que je partagerais bien l'expérience avec vous. Sauf que je me suis rendu compte, à peu près trois secondes plus tard, qu'en fait je vous avais jamais parlé de Google+ (que je noterai G+ à partir de maintenant). Donc, avant de vous expliquer le phénomène Jobs on G+, je vais vous expliquer ce qu'est G+, pourquoi je l'aime, et en quoi parfois il m'embête.

 

Pour ceux qui n'en ont jamais entendu parler, G+ est le réseau social de Google. Il est tout neuf, à peine 3 mois d'existence, dont deux en beta fermée (sur invitation, donc), et depuis peu ouvert au public, mais toujours en beta si je ne m'abuse. Pour faire simple, c'est plus ou moins ce que Google a créé pour concurrencer Facebook.

Les deux réseaux partagent un certain nombre de points communs. Par exemple, chaque utilisateur possède un profil (le mien, pour les interressés). Sur ce profil, on peut voir les posts publiés par l'utilisateur, ses photos, des informations générale à son propos, ses vidéos, les sites qu'il a visité sur la Toile et sur lesquels il a cliqué un petit bouton (le +1 emblématique de Google), et pour finir, ses Buzz (une initiative malheureuse de Google qui a un an environ maintenant, sensée être une alternative à Twitter, mais ça avait été mal amené, plus ou moins imposé sur Gmail. Bref).

La vraie nouveauté de G+, c'est sa gestion des contacts. Oui, maintenant, ce sont des contacts, plus des "amis" automatiquement. Pour gérer ses contacts, donc, on les range dans des "cercles". Un contact peut être rangé dans autant de cercles que l'on souhaite, et il n'y a pas besoin de confirmation de l'intéressé pour faire partie de vos cercles. Vous l'y ajoutez, il y est, tout simplement.

Là où ça devient vraiment intéressant, c'est quand on partage quelque chose sur le réseau. Quel que ce soit cette chose, ça peut être un post comme une photo, ou vos informations de profil.

Chacune de ces publication peut être partagée avec qui vous voulez. Ca peut être n'importe qui sur internet, à la Facebook. Ca peut être les gens dans vos cercles, plus les gens dans leurs cercles (Extended circles en anglais). Ca peut être seulement certains cercles (le plus courant pour ma part), ou bien carrément, ça peut être des personnes spécifiques.

D'ailleurs, la notion de message privé n'existe pas dans G+. Pour faire ce genre de trucs, on post un message qu'on partage uniquement avec la personne interessée, et on la tag quelque part dans le texte (avec + ou @ devant son nom). Elle sera la seule, hormis le posteur, à pouvoir le voir, et les commentaires pourront être utilisés pour continuer la conversation.

Et puis, quand on partage un truc, on a la possibilité d'activer ou pas les commentaires. D'empêcher le "resharing" aussi. Donc on a une grande maîtrise sur le partage de nos informations.

Ce qu'il y a de bien avec ce système de cercles, c'est qu'on a plus besoin de confirmer une relation pour qu'elle existe. Et qu'on peut ranger ses contacts de manière bien plus naturelle que dans Facebook, ou tout le monde est un ami. Le partage d'information est plus fin que dans Twitter, ou soit tous les posts sont publics, soit ils sont tous privés.

Donc, en soi, G+ correspond bien à ce que je cherchait dans un réseau social. Je voulais faire le grand saut, et abandonner complètement Facebook, mais il s'avère que c'est pas encore vraiment possible, surtout parce que la grande majorité des gens ne veulent pas faire ce changement. Du coup j'utilise les deux en parallèle.

Ce que je note, mais ça doit surtout tenir à la composition de mes cercles, c'est que les posts sur G+ sont bien plus souvent informatifs et interréssants que sur Facebook. La principale raison en est que si Mme Michu a perdu son chat, elle va pas le crier par la fenêtre. Elle va juste le dire à ses proches, ceux qui ont une chance de l'avoir vu, le chat, et de le reconnaître. Moi, son chat, je m'en contrefiche, et je suis bien content qu'elle me raconte pas qu'elle l'a perdu. Parce qu'en plus de m'en foutre je peux rien y faire. Sur Facebook, c'est pas ça du tout. Elle a perdu son chat, tout le monde le sait, tout le monde s'en fout.

Maintenant, je dois reconnaître que la grande majorité de me contacts sur G+ sont des personnes que je ne connais pas, mais qui sont interréssantes. Une grande partie est très geek, ou au moins interressée par les nouvelles technologies, le web, et ce qui s'y rapporte. La plupart de mes amis IRL, donc en gros ceux de Facebook, sont soit pas du tout présents sur G+, soit globalement inactifs sur ce canal. Je pense que ça explique l'absence de posts personnels dans mon fil d'information : les gens qui postent et desquels je reçois les publications ne me considèrent pas comme un intime. Donc j'échappe aux posts personnels qui ne me sont pas destinés. Et sincèrement, ça change la vie.

Alors, forcément, il y a des mauvais côtés. Enfin, surtout, des petites choses qui manquent. Notamment, une façon plus facile de filtrer les posts sur la page principale. Mais le plus gros reproche que j'ai à faire aujourd'hui à G+, c'est que mes amis n'y sont pas ou qu'ils y sont inactifs. Il ne manque que ça pour que je puisse me passer définitivement de FB, et je crois que c'est tout ce que j'attends de G+, en définitive, qui ne soit pas encore comblé.

 

Et donc, j'enchaîne sur la mort de Steve Jobs et la déferlante que ça a induit dans les posts que j'ai pu voir ce matin. Hier soir je suis parti dormir, tranquillement, le mur G+ vivotait et suivait sa petite vie.

Ce matin, je suis arrivé au boulot, je jette un coup d'oeil. Et là, c'est Steve Jobs partout. Partout des apologies à propos d'un grand homme perdu, partout des célébrations de son génie, partout des condoléances, des messages de tristesse et de deuil. Et moi, face à tout ça, je me suis dit : "Et ben! On dirait Michael Jackson version geek Oo"

J'avoue que Steve Jobs était un sacré bonhomme, qu'il a fait beaucoup de choses pour la technologie pour les masses, comme on dit. Et on en serait sûrement pas au même niveau de démocratisation des objets high-tech et le geek serait probablement bien moins chic s'il avait pas existé (même si les apple-fan sont plus souvent des hipsters que des geeks. Va faire comprendre ça au péquin moyen ceci dit).

Ceci dit, de mon point de vue, ça reste du flood. Certes, j'y participe, autant en relayant l'info qu'avec mes posts sur le réseau. Mais le fait est que le reste de l'information se noie dans le flot Steve Jobs. A tel point que ce matin en me connectant, il n'y avait pratiquement que des posts à propos de Steve Jobs, sa mort et son héritage, dans mon fil d'actualité G+.

Et du coup, je m'interroge. Si une seule information a ce pouvoir là, de détourner l'attention du Monde de tout le reste, même pendant un temps, alors quelqu'un de suffisamment doué, discret et motivé pourrait faire des choses horribles à l'insu de tout le monde. Et faire en sorte que tout le monde s'en fiche.

Alors, je me dit, internet c'est bien et tout, mais est-ce qu'au fond, on évolue, ou bien est-ce qu'au final on utilise simplement un autre média pour faire la même chose ?

On compare souvent l'avènement de l'internet avec l'invention de l'imprimerie. Il est vrai que les similarités sont présentes. L'imprimerie a permis à la majorité de la population d'accéder à l'information, jusqu'alors réservée à une forme d'élite. Internet, de son côté, permet à la majorité de la population de s'exprimer et de produire de l'information, alors que jusque là c'était réservé aux journalistes, aux écrivains, aux maisons de disc ou aux studios de cinéma. C'est bien le même genre de changement révolutionnaire, et comme à l'époque de l'invention de l'imprimerie, l'avènement d'internet dérange les acteurs de l'ancien modèle. C'est vrai, les moines copistes de l'ère moderne que sont justement cette élite de publication, notamment et surtout les maisons de disques, ils ne veulent pas voir la fin de leur modèle économique. Ils ont construit des fortunes dessus, en profitant de l'ignorance crasse de la population.

Aujourd'hui, on sait. Aujourd'hui, on peut avoir, on peut proposer, sans passer par eux. Et pour autant, en tant que producteur de contenu, on peut avoir un public. On peut toucher le monde entier, si on sait s'y prendre. Et ça, les copistes, ils veulent pas.
Alors, ils inventent des conneries pour garder leur vieux système pourri. En étouffant au passage le coeur même de ce qu'est internet. Ce qui fait la force d'internet, c'est sa décentralisation. C'est le fait que chaque noeud du réseau, en théorie du moins, est une brique constitutive de l'ensemble. Dans l'idée, si je me connecte à internet, j'apporte mon petit bout d'internet avec moi. Et quand je me déconnecte, je le reprend. Pour autant, le réseau continue de vivre, continue de proposer à tout un chacun tout ce qu'il a à offrir.

Mais aujourd'hui, doucement, insidieusement, on se dirige vers un autre modèle. Celui du fournisseur de contenu et de ses consommateurs. C'est simple, si je demandais à tous ceux qui passent simplement par ici qui héberge son propre site, je sais que personne ne répondrait. Pas même moi, même si ça fait partie de mes projets.

Et pourquoi ? Parce qu'on est tellement tout le temps connectés, on attends tellement tout le temps une disponibilité 24/7 de tout l'internet, que ça nous paraît inconcevable d'éteindre notre machine si on propose du contenu. Et puis, on se cache derrière la technique, c'est compliqué, et ceci, et cela. Peut-être aussi parce qu'aujourd'hui les connexions internet haut-débit sont asymétriques par construction. Le A, dans ADSL, c'est pour Asymétrique. En clair, ça veut dire qu'on reçoit bien plus vite qu'on émet. Et, en soi, c'est une marque de cette évolution, négative de mon point de vue : l'internaute standard est considéré comme passif. Consommateur d'information, mais pas producteur.

Et de là, on nous oriente vers le Cloud computing. Soit disant que c'est l'avenir. Avoir toutes ses données disponibles sur un serveur à Pétaochnok, comme ça on peut s'y connecter quand on veut, depuis n'importe où. Sauf que si chacun avait son petit serveur web chez soi, chacun pourrait faire pareil, et sans qu'une compagnie tiers n'aie connaissance des données qui transitent.

En plus, au jour d'aujourd'hui, c'est relativement facile de mettre sur pied un serveur maison. Ou du moins, de bons tutos existent sur internet. Et puis, des solutions pour avoir un PC qui tourne 24/7 sans contraintes, ça existe, comme par exemple le SheevaPlug.

Pour ma part, je le ferai si j'avais une vraie connexion internet. Avec un ADSL relativement éloigné du DSLAM, ça vaut pas la peine, et donc je loue un serveur chez OVH.

Bref, tout ça pour dire, méfiez-vous. Doucement, sans faire de bruit, on nous pousse vers un modèle que certains appellent Minitel 2.0, au lieu de continuer dans la direction Internet. Réappropriez-vous votre contenu, c'est le seul moyen d'empêcher les grosses puissances commerciales de revenir à une position de domination telle que celle de l'industrie musicale à l'apogée du CD.

 

Bon, post relativement décousu, mais... Vous en pensez quoi, vous ?

Posté par Xann à 17:02 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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20 septembre 2011

Ah, la vie (by Xann)

C'est d'un compliqué.

Tout ne va jamais bien. Si ça se passe bien dans un domaine, un autre n'est pas pleinement satisfait, c'est toujours pareil.

Alors, pour rester heureux, de deux choses l'une : soit on finit par avoir un seuil de bonheur plus bas, au fur et à mesure des années, dans un domaine, soit on fait en sorte d'augmenter le niveau moyen en contrebalançant les différents domaines. Ou les deux, à la réflexion.

Maintenant, il paraîtrait que j'ai la réputation d'un éternel heureux. J'imagine qu'en surface, et dans ce que je laisse paraître, c'est le cas. Mais au fond, même avec mes meilleurs amis, j'ai toujours une part que je ne dévoile pas. En général, dans un groupe, j'adopte le rôle du bouffon, gai lurron sarcastique mais dont tout le monde se moque sans arrière pensée, du coup. C'est un rôle qui me convient, et que j'adopte de moi-même, donc je ne m'en plains pas.

Ceci dit, c'est quand même reposant d'avoir quelqu'un avec qui on peut être totalement soi-même. Une espèce de havre auprès de qui on peut se laisser aller à être vulnérable sans peur, avec qui parfois on se clash, mais avec qui on a besoin de rien prouver, simplement d'être. Quelqu'un qui sait écouter sans juger, réconforter quand il y a besoin, botter le train quand il faut. Ouvrir les yeux sur nos bêtises, aussi.

Quelqu'un qui partage une partie au moins de nos goûts, qui sait apprécier ce qu'on lui fait découvrir, qui a la culture nécessaire pour appréhender certains sous-entendus pas forcément accessibles, mais qui pour autant est capable de nous faire découvrir des choses, d'élargir nos horizons. Quelqu'un, enfin, qui sache ce qu'on pense sans qu'on le dise forcément.

Et puis, de manière plus terre à terre, quelqu'un à câliner, qui nous câlinera, et avec qui on peut passer des heures simplement en se tenant dans les bras l'un de l'autre, quel que soit l'endroit, pourvu qu'on est à deux.

 

Il fut un temps, j'avais ce genre de personne dans ma vie. C'était agréable. Et puis, je me suis habitué, j'ai pris pour acquis ce que j'aurais du reconquérir tous les jours. Je suis devenu moins attentionné, plus négligent, plus exigeant. Moins à l'écoute, plus en demande. Elle, de son côté, se lassait. La distance la fatiguait, l'attente lui pesait.

Un jour, un Autre est venu. Elle lui plaisait. Il était sympa, charmeur, présent. J'étais loin, je lui prêtais moins d'attention, j'étais moins patient.

Au final, je suis seul, elle est heureuse avec son homme. Je suis content pour elle, sincèrement. Mais le fait demeure, je me sens seul. Et je suis pour ainsi dire aussi expérimenté qu'un nouveau né dans le traître domaine que constitue cette quête de l'autre moitié.

 

La vie professionnelle est géniale. Pas parfaite, rien ne l'est jamais. Mais, vraiment, pleinement satisfaisante. Et pourtant je n'y fait pas la moitié des efforts que j'ai un jour consenti pour ma moitié.

La vie est compliquée, pleine de contrariété. Belle quand elle nous sourit, terrible quand elle pleure. D'aucuns disent que c'est une salope. Je dirais qu'il faut savoir la regarder du bon oeil.

Posté par Xann à 00:28 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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